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La forêt de Tronçais

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Les chênes jumeaux et le chêne sentinelle
Les chênes jumeaux et le chêne sentinelle
Fontaine de Viljot
Fontaine de Viljot
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Le chêne est roi en forêt de Tronçais. Ce joyau de notre patrimoine forestier s'étend sur près de onze mille hectares d'une grande richvsse naturelle et historique. La main de l’homme n’est pas étrangère à cette aventure puisque l’activité forestière est assurément économique. Dans l’Allier, à 35 km de Montluçon, le massif de Tronçais donne l'occasion de rencontrer des arbres plusieurs fois centenaires.

Un massif forestier historique

La forêt de Tronçais a des origines anciennes, elle est restée un îlot au milieu des terres cultivées qui l’entourent. Les vieilles forêts sont toujours propices aux légendes et à Tronçais, on raconte qu’une jeune fille a jadis fait un pacte avec le diable pour sauver son bien-aimé. On dit aussi qu’une demoiselle des alentours peut venir à la fontaine Viljot jeter une aiguille, et que si cette dernière tombe la pointe vers le fond, alors elle sera mariée dans l’année.

La préservation du massif est liée à son appartenance au domaine royal depuis 1527, c’est pour cela que cette forêt a une cohérence et qu’elle forme aujourd’hui un bel ensemble domanial. En effet, c’est à la fin du XVIIème siècle que Colbert, alors ministre du roi Louis XIV, décide l’exploitation de Tronçais dans le cadre d’une gestion véritable en vue de fournir du bois de qualité au pays. Il est vrai que dans les siècles précédents, la forêt était passée entre les mains de différents propriétaires : les paroisses, les ducs de Bourbons. Son état commençait à être inquiétant malgré son potentiel important. Mais une nouvelle période de dégradation s’ouvre lorsqu’à la révolution des forges sont installées par le maître de forges Nicolas Rambourg, le bois est alors transformé en charbon pour alimenter les foyers. Peu à peu la régénération intervient tandis que les forges sont arrêtées avant la seconde guerre mondiale. Le bois est toujours réputé aujourd’hui pour sa qualité. Ses utilisations sont diverses : chauffage, ébénisterie, et essentiellement tonnellerie pour les pièces anciennes de grande qualité au grain fin.

Des arbres, des sources, des étangs

La gestion de la forêt, divisée en de nombreuses parcelles, s’effectue en cycles longs, en futaie régulière. Ainsi il ne faut pas moins 200 ans pour obtenir un bon chêne, et à Tronçais, certains ont plus de 300 ou 400 ans. Il existe d’ailleurs une parcelle protégée, la futaie Colbert, où l’on rencontre des chênes majestueux et d’un très grand âge. Bien des arbres remarquables ont un nom évocateur : le chêne sentinelle, les chênes jumeaux, le chêne de la résistance, le chêne Jacques Chevalier… D’ailleurs un sentier de randonnée appelé les sept chênes permet d’aller à leur rencontre et donne l’occasion de se promener dans la forêt pendant 2h30. Le point de départ de cette boucle se situe au rond du Vieux Morat, près de Saint-Bonnet-Tronçais, le balisage est jaune. Le cerf et le sanglier sont des hôtes communs mais il faut compter aussi sur des oiseaux comme le pic, qui creuse son nid dans les arbres, et que l’on reconnaît grâce au bruit de son bec au travail.

De nombreuses sources aménagées, les fonts, manifestent la présence de l’eau. Des rivières enfantent des étangs comme celui de Saint-Bonnet, naturel à l’origine mais dont des travaux ont porté la taille à 44 hectares. Un sentier de près de 5km permet d’en faire le tour, l’eau inspire autant que la proximité des grands arbres. Le promeneur chemine à la découverte des rives et de leurs habitants : poules d’eau, canards colverts… L’été il est possible de s’y baigner et de pratiquer des sports nautiques, c’est le cas aussi à l’étang de Pirot où l’on peut même pêcher.

Plus bas vers le Brethon, à partir du rond de la Bouteille, mille ans d’histoire interpellent le randonneur. Ici la chapelle Saint-Mayeul est la seule partie qui a subsisté de l’ancien prieuré bénédictin de la Bouteille. Isolée, elle veille encore sur ceux qui s’aventurent au gré des routes et des chemins. Dans la continuité de cette rencontre historique, l’amateur de patrimoine peut faire une escale aux villages médiévaux d’Ainay-le-Château ou de Hérisson pour le plaisir enfin d’avoir la forêt de Tronçais en arrière-plan, majestueuse et secrète.

Pour en savoir plus

Pour les visites guidées de la forêt notamment, contacter l’office de tourisme de Cérilly.

© Un article de Stéphane Dubin - Détours en Limousin
Crédits photos : Wikimedia Commons
Publié le : 30 janvier 2013

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