Petits animaux, reptiles, végétaux, ces ennemis-là évoluent sur leur lieu de vie et les promeneurs doivent s’en protéger sans les détruire. Quelques conseils pour s’accommoder de ces habitants des bois et landes, ruisseaux et zones humides…

Que faire en cas de morsure de vipère ?
La première chose à faire est de contacter les secours (médecin, pompiers, urgence), il n’y a rien d’autre à faire, indiquez où vous êtes avec précision. En effet le venin injecté est dangereux. Surtout ne faites pas de garrot et laissez bien circuler le sang.
En se promenant dans les bois, une tique peut s’accrocher à vous et vous morde. Le Limousin est une des régions les plus touchées par les complications dues aux morsures de tiques : le développement de la maladie de Lyme. Cette maladie peut se transmettre à l’Homme si la tique est infectée. C’est entre le printemps et l’automne que le risque est le plus grand et il faut être vigilant.
Que faire en cas de piqûre de tique ?
Si au retour de ballade vous avez une démangeaison, inspectez vous bien au lieu de vous gratter sans retenue ! Vous verrez si c’est une tique si un point noir assez petit sort de la peau à la façon d’un grain de beauté. En se nourrissant de votre sang, la tique grossit.
Il est possible d’extraire une tique à l’aide d’un tire-tique vendu en pharmacie : bien lire la notice. L’animal ne doit pas être trop « bousculé », et il faut éviter d’utiliser un produit (alcool…), afin d’éviter la régurgitation de matières infectées directement dans votre sang. Il faut tirer la tique sans l’arracher, et en cas de doute ou de difficulté, consulter un médecin rapidement.
Les aoûtats sont des acariens que l’on rencontre dans l’herbe. Leurs piqûres sont extrêmement gênantes car les démangeaisons sont très fortes. Plus encore que lors d’une ballade dans la nature, le risque est important lors de la tonte du gazon, et lors des passages dans la pelouse, entre le mois d’août et le mois de septembre. Pour se protéger, toujours porter des vêtements longs, et les poser après avoir tondu, les mettre directement en machine. Porter des botes… les laver après la tonte. Mis à part ces quelques précautions, il n’y a pas de recettes miracles pour se protéger lors de promenades dans les parcs et jardins.
Que faire en cas de piqûres d’aoûtat ?
Eviter de se gratter, car plus on se gratte, plus les piqûres démangent.
Ils faut calmer le prurit grâce à des crèmes vendues en pharmacies, spécifiques pour les piqûres d’insectes et de végétaux.
Que faire ?
Si les ennemis naturels des promeneurs ne sont pas mortels, les ennemis humains peuvent l’être, et s’adonnent souvent à leur « loisir » sans trop de précautions, protégés par une législation qui leur est largement favorable ; et cela même s’ils sont moins nombreux que les promeneurs.
Les arrêtés préfectoraux prévoient des dates d’ouverture et de fermeture générales, en dehors de ces périodes, la promenade est moins dangereuse. Toutes les précautions doivent être prises par les promeneurs : parler en se promenant, bien se signaler lorsque l’on entend du bruit.
Ci-dessous des extraits des arrêtés préfectoraux.
Interdiction pendant toute la campagne et sur tout le département, le mardi de chaque semaine à l’exclusion des jours fériés, sauf pour le pigeon ramier. Cette mesure ne s’applique pas au plan (…) et au plan de gestion, ni aux mammifères nuisibles.
Interdiction sur l’ensemble du département les mardis et vendredis, à l’exception du mardi 11 novembre 2008. Cette interdiction ne s’applique pas pour le ragondin, pour le rat musqué, pour le renard en temps de neige, pour le pigeon ramier.
Suspension le mardi et vendredi, sauf jours fériés et à l’exception des colombidés, des turdidés et de l’alouette des champs, du 1er octobre 2008 au 15 novembre 2008.
© Un article de Stéphane Dubin - Détours en Limousin.